Lexique de l’hypnose et de la PNL : les mots du métier expliqués simplement

Mis à jour le 1er novembre 2026.

Les mots du métier, en quelques lignes chacun. Ce sont ceux que nous employons tous les jours en formation et dans notre manuel Apprendre l’hypnose thérapeutique ; ils vous deviendront vite familiers. Quand un article du site développe une notion, le lien vous y conduit.

A

Abréaction. Décharge émotionnelle qui accompagne la remontée d’un souvenir. Elle se travaille dans un cadre précis, par exemple avec l’abréaction silencieuse de Watkins.

Absorption. État d’attention focalisée, dans lequel l’environnement devient secondaire. C’est le A de C.I.A.

Acte post-hypnotique. Voir Suggestion post-hypnotique.

Alliance thérapeutique. La qualité de la collaboration entre le praticien et la personne : un lien de confiance, un accord sur l’objectif et sur la façon d’y aller. Le rapport crée le lien, l’alliance lui donne une direction. C’est l’un des meilleurs prédicteurs de réussite d’un accompagnement.

Amnésie. Oubli, le plus souvent passager et suggéré, d’une partie de ce qui s’est passé en séance. Dans l’induction d’Elman, l’amnésie des nombres sert de test.

Analgésie. Diminution ou disparition de la perception d’une douleur, obtenue par suggestion (le gant hypnotique, par exemple).

Anamnèse. Le recueil, en début d’accompagnement, de l’histoire de la personne et de ce qui l’amène.

Ancrage. Association d’un stimulus (mot, geste, image) à un état émotionnel, qui permet de retrouver cet état en activant le stimulus.

Approche naturaliste. Induction qui part d’une expérience ordinaire de transe vécue par la personne, sans rituel formel. Lire l’article.

Approche solutionniste. Thérapie brève développée par Steve de Shazer et Insoo Kim Berg. Elle s’intéresse moins aux causes du problème qu’aux solutions déjà présentes dans la vie de la personne : la question miracle, les exceptions, les échelles et les tâches.

Approfondissement. Ensemble des techniques qui intensifient et stabilisent la transe : décompte, escalier, fractionnement… Quatre techniques simples.

Artistiquement vague. Langage volontairement imprécis, que la personne complète avec sa propre expérience.

Associé, dissocié. Être associé, c’est vivre une scène de l’intérieur, avec ses sensations ; être dissocié, c’est la regarder de l’extérieur. Voir Dissociation.

Autohypnose. Pratique de l’hypnose sur soi-même, avec ou sans enregistrement. La méthode de Betty Erickson en est l’exemple le plus connu.

Autosuggestion. Suggestion que l’on se fait à soi-même, comme dans le training autogène ou la méthode Coué.

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B

Bascule. Réponse idéomotrice dans laquelle le corps penche en avant ou en arrière à la suggestion. Elle sert de test de réceptivité et, plus tard, de signal oui ou non.

Boucle hypnotique. Cercle décrit par James Tripp : l’imaginaire produit une réponse du corps, la personne la perçoit, elle y croit davantage, ce qui renforce l’imaginaire. La formule « et plus… et plus… » la fait tourner par les mots.

Boule hypnotique. Objet de focalisation (cristal, hématite) utilisé par les hypnotiseurs classiques pour fixer le regard. La boule Fournier de Jean Filiatre en est une variante historique.

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C

Calibration. Observation fine du comportement verbal, para-verbal et non verbal, pour voir comment la personne réagit.

Canal sensoriel. Voie par laquelle une information est perçue ou représentée : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif. Voir VAKOG.

Carré magique. Protocole de PNL qui renforce une croyance ou une ressource en faisant entendre huit voix (alliés, guides, parties de soi) qui la confirment, chacune à sa place autour de la personne.

Carte du monde. En PNL, la représentation que chacun se fait de la réalité : « la carte n’est pas le territoire ». Comment nous la construisons.

Catalepsie. Immobilité d’un membre ou du corps, maintenue sans effort ni fatigue : la main qui reste en l’air, les paupières qui ne s’ouvrent plus.

Cercle d’excellence. Protocole de PNL qui installe un état ressource dans un cercle imaginaire posé au sol. La personne y entre pour retrouver cet état, puis l’emmène dans les situations où elle en a besoin.

Changement d’histoire de vie. Protocole de PNL qui revisite plusieurs souvenirs liés par un même ressenti, en y apportant une ressource, pour désactiver un schéma qui se répète. Il se pratique souvent avec des feuilles posées au sol.

Choix illusoire. Proposition de plusieurs options allant toutes dans la direction souhaitée : « Préférez-vous entrer en hypnose les yeux ouverts ou les yeux fermés ? »

C.I.A. Concentration, imagination, absorption : les trois leviers de l’hypnose, portés par le rapport hypnotique. C’est notre définition de terrain, inspirée de Bill O’Hanlon.

Clés d’accès oculaires. Mouvements des yeux que la PNL des débuts associait à un canal sensoriel (regarder en haut pour une image, sur le côté pour un son). Ce lien n’a pas été confirmé : nous ne l’enseignons plus, et nous préférons écouter les mots, la voix et observer les gestes. Voir aussi Prédicats.

Clivage. Séparation fonctionnelle entre deux parts de l’expérience : conscient et inconscient, ici et là-bas, une main et l’autre.

Cohérence cardiaque. Respiration lente et régulière, en général six respirations par minute pendant cinq minutes, qui aide le système nerveux à passer du mode alerte au mode récupération. Notre astuce : installer d’abord un demi-sourire.

Commande enchâssée. Consigne glissée dans une phrase plus longue et soulignée par la voix.

Confusion. Technique qui sature l’esprit conscient pour qu’il se raccroche à la suggestion claire qui suit. Technique et exemples.

Congruence. Accord entre ce que l’on pense, ce que l’on ressent et ce que l’on exprime, par les mots comme par le corps. L’incongruence est le décalage entre les deux.

Conscient, inconscient. Le conscient (du latin cum scientia, « avec savoir ») désigne la perception immédiate de notre état psychique, qui nous permet d’analyser et d’agir rationnellement. L’inconscient désigne, en hypnose ericksonienne, l’ensemble des processus psychiques auxquels nous n’avons pas directement accès, conçu comme un réservoir de ressources et d’apprentissages. C’est un modèle de travail, pas une entité : on ne lui prête pas une connaissance qu’il n’a pas. Inconscient et subconscient.

Conte métaphorique. Histoire construite pour reprendre, en symbole, la situation de la personne et son chemin de changement. Écrire un conte métaphorique.

Croyance limitante. Conviction qui restreint le champ des possibles (« c’est trop dur d’arrêter de fumer »). La PNL et l’hypnose aident à l’assouplir.

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D

Dangers de l’hypnose. L’hypnose ne donne à personne le pouvoir de faire agir quelqu’un contre ses valeurs ; Erickson l’a vérifié expérimentalement. Ce que disent Erickson et la recherche.

DEFI 7-30-90. Notre méthode anti-procrastination, en ligne et gratuite : Définir, Éclairer, Focaliser, Implémenter, avec un premier pas à 7 jours, un autre à 30 jours et un autre à 90 jours.

Désactivation d’ancre. Protocole qui neutralise un ancrage désagréable en lui associant un état ressource.

Discours-changement. Dans l’entretien motivationnel, tout ce que la personne dit en faveur du changement (ses désirs, ses raisons, sa capacité, ses premiers engagements). Le praticien l’écoute et le renforce. Son contraire est le discours-maintien.

Dissociation. Mot à trois usages. Chez Janet et en clinique, une part de l’expérience qui fonctionne à l’écart de la conscience. En communication hypnotique, la séparation de parties perçues comme un tout (conscient et inconscient, une main et l’autre). En séance, une expérience mentale qui oriente l’attention vers l’intérieur pour laisser de côté les sensations du corps et le moment présent. Être dissocié d’une scène, c’est la regarder de l’extérieur, sans y être associé ni impliqué.

Dissonance cognitive. Tension ressentie quand nos actes contredisent nos croyances (Festinger) ; elle pousse à changer l’un ou l’autre.

Distorsion du temps. Phénomène hypnotique : la séance a paru durer dix minutes, ou une heure.

Double contrainte. Formulation qui utilise la résistance au lieu de la combattre : « Ne vous laissez surtout pas aller trop vite. » En thérapie brève, la prescription du symptôme en est une forme.

Double dissociation. Protocole de PNL pour apaiser une peur ou une phobie. La personne regarde le souvenir comme un film en noir et blanc, et se regarde elle-même en train de le regarder : deux niveaux de recul qui font baisser l’émotion.

Drivers. Cinq messages contraignants décrits par Taibi Kahler en analyse transactionnelle : Sois parfait, Fais plaisir, Sois fort, Fais des efforts, Dépêche-toi. Sous stress, nous y retombons. Les reconnaître aide à mieux communiquer. Faire le test des drivers.

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E

Échelle. Question de 0 à 10 qui rend un ressenti mesurable (« où en êtes-vous ? »). En thérapie brève, on demande ensuite « pourquoi pas plus bas ? », pour faire émerger les ressources, plutôt que « pourquoi pas 10 ? ».

Écologie. La vérification qu’un changement est bon pour la personne, pour son entourage et dans tous les contextes de sa vie. Une partie qui objecte n’est pas un obstacle : elle apporte une information.

Écriture automatique. Phénomène de transe profonde : la main écrit sans que la personne en ait conscience.

EMDR. Eye Movement Desensitization and Reprocessing : méthode de traitement du traumatisme par les mouvements oculaires, créée par Francine Shapiro. Voir RITMO.

Engagement. La participation active de la personne dès le début : elle choisit, elle décrit, elle constate.

Entretien motivationnel. Approche développée par William Miller et Stephen Rollnick pour aider une personne à résoudre son ambivalence face au changement. Le praticien ne convainc pas : il fait émerger les raisons de changer de la personne elle-même.

Espace refuge. Lieu intérieur, réel ou imaginaire, où la personne se sent en sécurité, et où elle peut revenir d’une grande inspiration.

État modifié de conscience. Façon de fonctionner différente de la veille ordinaire : le rêve, la rêverie, la transe hypnotique.

État ressource. Un état intérieur utile (calme, confiance, énergie, joie) que l’on retrouve à partir d’un souvenir, puis que l’on ancre pour pouvoir y revenir.

États du moi. Modèle de John et Helen Watkins : notre personnalité est faite de plusieurs états du moi, chacun avec ses émotions et ses comportements. On dialogue avec eux plutôt que de les combattre. Voir aussi Parties.

Exceptions. Dans l’approche solutionniste, les moments où le problème est absent ou moins fort. Les explorer montre à la personne qu’elle sait déjà faire, et les revivre réactive la solution, un peu comme un ancrage.

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F

Fascination. Induction classique par la fixation du regard sur un point ou un objet, décrite par Braid et toujours utile. Mode d’emploi.

Feedback. Retour de la personne sur ce qu’elle a vécu, et retour du praticien sur ce qu’il a observé. Il n’y a pas d’échec en hypnose, il n’y a que du feedback.

Focalisation. L’attention qui se resserre sur un point, une sensation ou une voix. C’est le premier geste de toute induction.

Fractionnement. Alternance de micro-réveils et de nouvelles entrées en transe, pour approfondir.

Fusible. Règle de sécurité posée avant l’expérience : « Si quelque chose demandait votre attention, vous reviendriez aussitôt, en pleine forme. »

Futurisation. Voir Pont vers le futur.

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G

Généralisation. En PNL, l’un des trois filtres de notre carte du monde, avec la sélection et la distorsion : une expérience devient une règle.

Générateur de comportements nouveaux. Protocole de PNL qui fait répéter mentalement un nouveau comportement, d’abord en regardant un modèle, puis en se voyant soi-même, puis en le vivant de l’intérieur, jusqu’à ce que le corps le connaisse.

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H

Hallucination. Perception sans objet (hallucination positive) ou absence de perception d’un objet présent (hallucination négative), produite par suggestion en transe profonde.

Hypermnésie. Retour de souvenirs précis, parfois oubliés depuis longtemps.

Hypnose. Trois définitions se complètent. Pour l’American Psychological Association (2015), un état de conscience où l’attention se focalise, où la conscience de ce qui est autour diminue et où la capacité à répondre à la suggestion augmente. Dans la tradition ericksonienne, un état de conscience modifiée, induit dans une relation, où la volonté, la mémoire et les perceptions se transforment. Sur le terrain, C.I.A. : concentration, imagination, absorption, portées par le rapport. L’hypnose repose sur des phénomènes naturels ; ce n’est pas un sommeil, même si l’on peut avoir l’impression d’avoir dormi. La définition de Weitzenhoffer, « état artificiellement produit, ressemblant habituellement au sommeil », garde un intérêt historique.

Hypnose classique. Hypnose par suggestion directe, qui vise les transes profondes et le somnambulisme. L’induction de Bernheim en est un exemple.

Hypnose conversationnelle. Usage du langage hypnotique dans une conversation ordinaire, sans induction formelle. La personne sait qu’elle est accompagnée : ce qui change, c’est la forme, pas le consentement. Un exemple d’Erickson.

Hypnose elmanienne. Hypnose rapide et directive de Dave Elman (1900-1967), dont l’induction en quelques minutes reste une référence.

Hypnose ericksonienne. Approche développée par le psychiatre américain Milton H. Erickson (1901-1980) : suggestions indirectes, métaphores, utilisation de ce que la personne apporte, respect de son rythme. C’est le cœur de notre enseignement.

Hypnose profonde. « L’hypnose profonde est le niveau d’hypnose qui permet aux sujets de fonctionner directement à un niveau inconscient et de manière adaptée, sans interférence de l’esprit conscient. » (Milton H. Erickson, L’hypnose profonde et son induction, 1952.) Voir Somnambulisme.

Hypnose rapide. Inductions qui amènent l’état d’hypnose en quelques minutes, voire en quelques secondes. Loin d’être réservées au spectacle, elles sont utilisées au cabinet, où elles font gagner du temps et de la confiance ; c’est le module 1 de notre formation de praticien.

Hypnothérapeute. Praticien qui accompagne avec l’hypnose, hors du champ médical : sans diagnostic ni traitement, en complément du suivi médical quand il existe. Le titre n’est pas réglementé en France. À la sortie de la formation de praticien, on est praticien en hypnose ; le titre d’hypnothérapeute prend tout son sens après un cursus plus long, le maître praticien. On accompagne des clients, pas des patients.

Hypnothérapie. L’usage de l’hypnose pour accompagner un changement : stress, peurs, habitudes, confiance en soi, douleur…

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I

Idéodynamisme. Tendance d’une idée à se transformer en sensation, émotion, image ou acte (Bernheim).

Idéomoteur. Se dit d’un mouvement automatique, produit sans intention consciente : un doigt qui se lève, une main qui s’allège.

Induction. Procédure qui oriente l’attention vers un état hypnotique : par fixation, par relaxation, par questionnement, par spirale sensorielle, par rupture de pattern… Ce qu’en dit Erickson.

Induction instantanée (par rupture de pattern). Induction en quelques secondes : fixation d’un point sur la main, main attirée vers le visage, puis rupture du schéma attendu. Nous l’enseignons dès le module 1. Stratégie, astuces et vidéo.

Induction standard. Induction permissive en cinq séries de phrases, où les affirmations vérifiables cèdent peu à peu la place aux suggestions non vérifiables, d’après Bandler et Grinder. Le script.

Injonction paradoxale. Voir Double contrainte.

Intention positive. Principe selon lequel tout comportement, même gênant, sert un but positif pour la personne. Le retrouver permet de chercher d’autres façons, plus confortables, de l’atteindre.

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L

Leading. Conduire : après avoir rejoint la personne par la synchronisation, on l’amène vers l’état ou le changement souhaité.

Lévitation de la main. La main ou le bras qui se soulève tout seul, en réponse à une suggestion. L’induction d’Erickson par lévitation.

Ligne du temps. Représentation spatiale du passé, du présent et de l’avenir, utilisée en PNL et en hypnose pour transformer le rapport à un souvenir. Le protocole.

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M

Machine à phrases. Outil d’hypnose conversationnelle : des formulations générales que chacun remplit avec son expérience. L’article.

Méta-Modèle. Modèle de questionnement de la PNL qui précise le langage (« quoi exactement ? », « comment le savez-vous ? ») ; le Milton Modèle en est l’inverse.

Métaphore. Image, scène ou histoire qui parle de la situation de la personne sans la nommer.

Métaprogrammes. En PNL, les filtres qui organisent notre façon de traiter l’information : global ou détail, aller vers ou s’éloigner de, référence interne ou externe… La liste des principaux métaprogrammes.

Milton Modèle. Modèle du langage hypnotique d’Erickson, formalisé par Bandler et Grinder (1975) : artistiquement vague, permissif, respectueux des choix de la personne. Le Milton Modèle expliqué.

Modélisation. Observer ce que fait une personne qui réussit, en extraire la structure et la transmettre. C’est ainsi que la PNL est née.

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N

Négation. L’esprit traite d’abord l’image, puis la négation : « n’imaginez surtout pas un citron » fait saliver. À manier avec doigté.

Niveaux logiques. Modèle de Robert Dilts en six niveaux : environnement, comportements, capacités, valeurs et croyances, identité, et le niveau qui nous relie à plus grand que soi. Un changement au niveau de l’identité entraîne souvent tout le reste.

Nominalisation. Processus transformé en nom abstrait (« l’apaisement »), que chacun remplit à sa façon.

Non verbal. Tout ce que le corps dit sans les mots : posture, respiration, regard, micro-mouvements.

Non-vérifiable. Suggestion portant sur l’expérience intérieure, que le sujet ne peut pas constater par ses sens (« et vous pouvez sentir une détente »). Voir Vérifiable.

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O, P

Objectif SMART. Objectif spécifique, mesurable, acceptable (écologique), réaliste et temporel. En PNL et en thérapie brève, nous lui préférons l’objectif bien formulé : positif, qui dépend de la personne, vérifiable par les sens et écologique. Voir aussi SCORE. Déterminer l’objectif.

Para-verbal. Le ton, le rythme, le volume : la musique de la voix.

Parties (modèle des). Façon de parler de nos conflits intérieurs (« une partie de moi veut, une autre ne veut pas »). Chaque partie a une intention positive. Le travail consiste à les faire dialoguer et coopérer.

Phénomène hypnotique. Une réponse qui se produit toute seule sous hypnose : catalepsie, lévitation, analgésie, amnésie, distorsion du temps… Elle valide et oriente la séance. Les phénomènes hypnotiques selon Erickson.

Phrase ouverte. Phrase laissée inachevée, pour que la personne la termine dans sa tête.

PNL (programmation neurolinguistique). Modèle de communication et de changement créé par Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, à partir de la modélisation de grands thérapeutes, dont Erickson. Origine et principes.

Pont vers le futur. Projection, en fin de séance, dans une situation à venir avec la ressource acquise.

Position basse. Posture du praticien qui se met en retrait pour laisser la place à la personne et à ses ressources.

Prédicats. Les mots qui révèlent le canal sensoriel dominant : « je vois », « ça me parle », « je sens ».

Présupposés de la thérapie brève. Les principes qui guident notre posture, souvent appelés présupposés de la PNL : la carte n’est pas le territoire, tout comportement a une intention positive, il n’y a pas d’échec mais du feedback, chacun a en lui les ressources dont il a besoin.

Pré-talk. Discours pré-hypnotique qui construit l’alliance : expliquer, rassurer, poser le cadre et les fusibles, créer l’attente.

Prescription de tâches. Action concrète à réaliser entre deux séances, pour prolonger le travail et changer le regard sur le problème. Gravir le Squaw Peak.

Prescription du symptôme. Manœuvre stratégique qui demande de produire volontairement le symptôme, pour qu’il perde sa fonction.

Présupposition. Formulation qui tient pour acquis ce que l’on souhaite obtenir : « quand vous serez en hypnose… »

Progression en âge. Se projeter en transe à un âge futur, pour construire un avenir désirable. Voir Pont vers le futur.

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Q, R

Question miracle. Question centrale de l’approche solutionniste : « Imaginez que cette nuit, un miracle se produise et que le problème qui vous amène ait disparu. Demain matin, quelle sera la première petite chose qui vous le fera remarquer ? »

Rapport. Deux sens. En hypnose, le phénomène par lequel le sujet ne répond plus qu’à l’hypnotiseur, et qui peut être transféré à d’autres par simple suggestion. Weitzenhoffer le décrit comme (a) une élévation spéciale de la susceptibilité aux suggestions de l’hypnotiseur, transférable à d’autres personnes par simple suggestion de celui-ci ; (b) une pseudo-insensibilité apparente à tous les stimuli émanant de personnes autres que l’hypnotiseur, ou de personnes désignées par lui. En PNL, la qualité du lien, construite par la synchronisation. Le premier ouvre la porte au second.

Ratification. Reconnaissance et validation d’un phénomène observé (« voilà… »), qui renforce ce qui se passe.

Recadrage. Donner un autre sens à une situation ou à un comportement, pour ouvrir de nouvelles options. Le recadrage en 6 points en est la version la plus connue en PNL.

Recadrage en 6 points. Protocole de PNL qui dialogue avec la partie responsable d’un comportement, retrouve son intention positive, demande à une partie créative de trouver au moins trois nouvelles options, puis vérifie l’écologie.

Réification. Donner une forme concrète (objet, matière, couleur) à une émotion ou à une sensation, pour pouvoir la transformer.

Réimprinting. Variante développée par Robert Dilts pour revisiter une expérience ancienne, souvent à l’origine d’une croyance, en apportant aux personnes présentes dans le souvenir les ressources qui leur manquaient.

Réinduction. Suggestion qui permet de retrouver l’état plus vite lors des séances suivantes, avec l’accord de la personne.

Reformulation. Redire avec ses mots ce que la personne vient d’exprimer, pour vérifier et montrer que l’on a entendu.

Régression en âge. Revivre en transe un moment du passé, pour y chercher une ressource ou transformer un souvenir.

Résistance. Pour Erickson, ce n’est pas un obstacle mais un matériau : « Vous devez utiliser ce que le patient apporte avec lui dans votre cabinet. S’il apporte de la résistance, soyez-en reconnaissant. » (Milton H. Erickson.) Voir Utilisation.

Respirations dynamiques. Respirations de sophrologie associées à un mouvement (pompage des épaules, polichinelle, tir à l’arc) pour libérer les tensions et les blocages, ou se donner une direction.

RITMO®. Méthode de retraitement du trauma créée par Lili Ruggieri, inspirée de l’EMDR (mouvements oculaires et stimulations bilatérales) et intégrée à l’hypnose. La formation RITMO.

Rupture de pattern. Interruption soudaine d’un schéma automatique (une poignée de main, un décompte), utilisée dans les inductions rapides.

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S

Saturation. Donner à l’esprit conscient plusieurs petites tâches à la fois, pour qu’il lâche prise. Voir Confusion.

Saupoudrage. Marquage de certains mots par la voix ou le geste (commandes enchâssées).

SCORE. Modèle de Robert Dilts et Todd Epstein pour clarifier une demande : Symptôme, Cause, Objectif, Ressources, Effets. Nous le pratiquons souvent au sol, avec cinq feuilles.

Signaling. Réponse idéomotrice convenue (un doigt pour oui, un autre pour non) qui permet un dialogue avec la part inconsciente. Un doigt qui répond ne prouve rien par lui-même : on vérifie. Qui répond vraiment ?

Somnambulisme. Transe profonde dans laquelle le sujet se comporte comme s’il était éveillé.

Sous-modalités. Les paramètres d’une représentation (taille, distance, couleur, volume…) ; les modifier change l’émotion qui l’accompagne. L’article.

Stratégie thérapeutique. L’ensemble coordonné des choix du praticien (ordre des étapes, outils, tâches) au service de l’objectif de la personne.

Suggestibilité. Aptitude d’une personne à répondre aux suggestions. Elle varie d’un jour à l’autre et se cultive.

Suggestion. Proposition d’expérience, vécue comme se produisant d’elle-même. Directe : « votre bras se lève ». Indirecte : « je ne sais pas laquelle de vos mains va s’alléger la première ».

Suggestion post-hypnotique. Suggestion qui se réalise après le retour à l’état ordinaire ; la personne a le sentiment d’agir d’elle-même, sans se souvenir nécessairement de l’origine hypnotique de son geste.

Swan. Technique de signaling de Bob Burns : le bras plié et la main en forme de cygne libèrent les mouvements idéomoteurs des doigts et de la main. Elle peut servir d’induction. Script et analyse.

Swish. Protocole de PNL qui remplace une réponse automatique par une image de soi ayant changé, en jouant sur les sous-modalités (taille, luminosité, distance).

Synchronisation. Ajustement subtil à la posture, au rythme et au langage de l’autre (rejoindre, puis conduire).

Synesthésie. Mélange de canaux sensoriels : entendre une couleur, voir un son.

Systémique. Façon de regarder un problème comme une boucle entretenue par les interactions, plutôt que comme l’effet d’une cause unique. C’est le regard de l’école de Palo Alto et des thérapies brèves.

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T

Technique de Rossi. Protocole où l’inconscient répond par le rapprochement puis la descente des mains, le contenu pouvant rester privé.

Tentatives de régulation. Ce que la personne fait pour régler son problème, et qui finit par l’entretenir, comme vouloir à tout prix s’endormir. L’école de Palo Alto parle aussi de tentatives de solution. Voir aussi Prescription du symptôme.

Toile des 12 domaines de vie. Notre version de la roue de la vie. La personne note de 0 à 10 sa satisfaction dans douze domaines (santé, couple, famille, amis, carrière, finances…) et voit d’un coup d’œil où mettre son énergie.

TOTE. Modèle de Miller, Galanter et Pribram repris par la PNL pour décrire une stratégie : Test, Opération, Test, Exit. Il sert à comprendre comment quelqu’un réussit, pour reproduire cette réussite.

Training autogène. Méthode d’autohypnose de J. H. Schultz, par la répétition de formules simples. La méthode.

Transe. État modifié d’attention et d’absorption, naturel et variable en profondeur : de la transe légère de la rêverie à la transe somnambulique. Un autre mot pour l’état d’hypnose.

Truisme. Affirmation si évidente qu’on ne peut que l’accepter (« vous êtes assis sur cette chaise »).

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U, V, Y

Utilisation. Principe d’Erickson : tout ce que la personne apporte, y compris ses résistances, peut servir le travail.

VAKOG. Visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif : les canaux sensoriels.

Valeurs (Schwartz). Ce qui compte vraiment pour nous et guide nos choix. Le psychologue Shalom Schwartz a décrit dix valeurs universelles, comme la sécurité, la bienveillance ou l’autonomie, que nous utilisons en formation avec un test en ligne.

Vérifiable. Affirmation que le sujet peut constater par ses sens (« vous entendez ma voix »). Avec les non-vérifiables, elle forme la trame de l’induction standard.

Yes set. Série d’acquiescements qui installe un état d’esprit d’acceptation.

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Pour aller plus loin : nos ressources et notre bibliographie, et la formation de praticien en hypnose ericksonienne, où tous ces mots prennent vie.

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