Induction d’Erickson par lévitation de la main (Wolberg – Medical Hypnosis 1946)

Erickson-levitation-main-hypnose

Je partage avec vous ce texte d’une induction type d’Erickson, telle qu’ il l’utilisait semble-t-il fréquemment dans un processus d’apprentissage de la transe… une induction qui mêle une lenteur apparente pour une rapidité dans l’obtention des phénomènes hypnotiques majeurs : grande focalisation, rapport hypnotique, automaticité avec lévitation puis indépendance de l’inconscient avec décision de direction,… des instructions simples et précises… à la fois permissif et directif pour un parfait rapport hypnotique et une voie vers le somnambulisme hypnotique. Génial, non?

« Je veux que vous vous mettiez à l’aise sur votre chaise et que vous vous détendiez. Maintenant que vous êtes assis, posez vos demain à plat sur vos cuisses. Exactement comme cela. Vous allez surveiller vos mains, et vous remarquerez que vous pouvez les observer attentivement.

Ce que vous allez faire, c’est vous détendre. Vous remarquerez alors que certaines choses se produisent au cours de votre relaxation. Elles se sont toujours produites pendant que vous vous détendiez mais vous ne les avez pas si bien remarqués auparavant. Je vais vous les signaler.

Je voudrais que vous vous concentrer sur toutes les sensations et impression que vous ressentirez dans vos mains, quelles qu’elles soient. Peut-être sentirez-vous la lourdeur de votre main posée sur votre cuisse, ou aurez-vous la sensation d’une pression. Peut-être sentirez-vous l’étoffe de vos pantalons contre la pomme de votre main, ou la chaleur de votre main sur votre cuisse. Les sensations que vous éprouverez, je veux que vous les observiez. Peut-être sentirez-vous une sorte de démangeaison. Peu importe les sensations que vous éprouverez, je veux que vous les observiez. Regardez toujours votre main, et vous remarquerez comme elle est tranquille, comme elle reste dans la même position. Il y a des mouvements en elle, mais ils ne sont pas encore perceptibles. Je veux que vous gardiez les yeux sur votre main. Votre attention peut se détourner de la main, mais elle reviendra toujours sur la main, et vous garder les yeux fixés sur la main et vous vous demandez quand les mouvements qui se trouvent en elle vont devenir visibles.

Il sera intéressant de voir lequel de vos doigts va bouger le premier. Ce sera peut-être le majeur, ou l’index, ou l’annuaire, ou l’auriculaire, ou le pouce. L’un de vos doigts va tressaillir au bouger. Vous ne savez pas exactement quand, ni à quelle main. Regardez toujours bien et vous allez remarquer d’abord un léger tressaillement, peut-être à la main droite. Tenez, le pouce tressaille et bouge.

Au début du mouvement vous remarquerez une chose intéressante. Les espaces compris entre les doigts s’élargissent très lentement, les doigts s’écartent très lentement et vous noterez que les espaces s’élargissent de plus en plus. Ils vont s’écarter lentement ; les doigts s’écartent de plus en plus, de plus en plus, de plus en plus, exactement comme ça.

Tandis que les doigts s’écarteront, vous remarquerez que bientôt les doigts voudront se dresser en formant un arc au-dessus de la cuisse, comme s’ils voulaient se lever de plus en plus haut.

Remarquez comme l’index se lève. En même temps, les autres doigts veulent le suivre, les voilà qui se redressent lentement. Pendant que les doigts se lèveront, vous allez ressentir une impression de légèreté dans la main, une sensation de légèreté, d’autant plus que les doigts se redressent en arc, et toute la main va se soulever et s’élever lentement, comme si c’était une plume, comme lorsqu’un ballon monte en l’air, monte, monte, en l’air, en l’air, en l’air, s’élève de plus en plus haut, de plus en plus haut, la main devient très légère.

Quand vous regardez votre main se lever, vous remarquerez que le bras monte, monte en l’air, un peu plus haut, plus haut, plus haut, encore, encore, encore.

Regardez toujours la main et le bras qui se lèvent, pendant ce temps, vous ne tarderez pas à sentir combien vos yeux sont devenus somnolent est fatigué. Tandis que votre bras continue à se lever, vous vous sentirez fatigué, détendu, et vous aurez envie de dormir, une grande envie de dormir. Vos yeux se font lourds et peut-être que vos paupières voudront se fermer. Et pendant que votre bras se lèvera de plus en plus haut, vous voudrez vous sentir de plus en plus détendu, vous aurez de plus en plus sommeil, et vous voudrez éprouver un sentiment de paix de détente en fermant vos yeux et en vous endormant. Votre bras se lève, encore, encore, et vous devenez très somnolent ; vos paupières sont lourdes, votre respiration devient lente et régulière. Respirez profondément, inspirez et expirez.

Tandis que vous regardez toujours votre main et votre bras et que vous vous sentez de plus en plus somnolant et détendu, vous remarquerez que la direction de votre main va changer. Le bras va se courber, et la main va se rapprocher de plus en plus de votre visage, encore, encore, encore, et pendant qu’elle se lève, vous allez lentement, mais sûrement, entrer dans un profond, profond sommeil, dans lequel vous vous détendrez profondément et autant que vous voudrez. Le bras va continuer à se dresser, plus haut, encore plus haut, jusqu’à ce qu’il atteigne votre visage, et vous aurez de plus en plus sommeil, mais vous ne devez pas vous endormir avant que votre main n’atteigne votre visage. Quand votre main atteindra votre visage, vous serez endormi, profondément endormi.

Maintenant votre main change de direction. Elle se lève, elle se lève vers votre visage. Vous paupières se font lourdes. Vous avez de plus en plus sommeil, de plus en plus sommeil, de plus en plus sommeil. Vos yeux se font lourds, très lourds, et la main s’élève droit vers le visage, vous vous sentez très fatigué et somnolent. Vos yeux se ferment, se ferment.

Quand votre main atteindra votre visage, vous serez endormi, profondément endormi. Vous sentirez une grande somnolence. Vous vous sentirez de plus en plus somnolent, de plus en plus somnolent, de plus en plus somnolent, vous aurez une grande envie de dormir, une grande fatigue. Vous paupières sont comme du plomb, et votre main se lève, se lève, droit vers votre visage et quand elle atteindra votre visage, vous serez endormi. Dormez, dormez, dormez tout simplement. Pendant que vous dormez, vous vous sentez très fatigué et détendu. Je veux que vous vous concentriez sur la relaxation, un état de relaxation sans tension. Ne penser à rien d’autre qu’à dormir à dormir profondément. »

Dominik

  1. […] pour crée un mouvement d’ascension du bras, sans que le conscient n’intervienne. Un exemple d’induction par lévitation par […]

  2. […] Technique d’induction par lévitation […]

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