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La confusion en Hypnose : Technique et Exemples de Scripts

La confusion passe pour le fin du fin de l’hypnose conversationnelle. Mal utilisée, elle agace la personne et casse le rapport, parfois pour de bon. Bien utilisée, elle permet de contourner des rigidités mentales que les approches directes n’entament pas : induire une transe chez quelqu’un qui analyse tout, faciliter une régression, ou faire vaciller une croyance du type « je suis nul ». Voici comment elle fonctionne, ce qu’Erickson en disait, des scripts pour s’entraîner, et les façons sûres de la rater.

La confusion en hypnose : technique et exemples de scripts

La technique de confusion en hypnose

Sommaire

Le mécanisme : une attente active

Antoine Garnier définit la confusion mentale comme l’état d’une personne privée des repères qui lui permettent habituellement de s’orienter dans sa pensée et son comportement. Dans cet état, le cerveau ne s’éteint pas : il entre en attente active, il cherche une idée claire et compréhensible à laquelle se raccrocher, et quand elle arrive, il la prend. La confusion ne fait donc au fond qu’une chose, préparer le terrain pour la suggestion simple qui vient après ; sans cette suggestion, on a juste tenu un monologue pénible à quelqu’un qui n’a rien demandé.

Les règles d’Erickson

Dans son grand article de 1964 sur la technique de confusion (L’intégrale des articles sur l’hypnose, tome I), Erickson pose les conditions.

  • Une attitude naturelle et intéressée. Parlez sérieusement, attentivement, de manière à laisser penser au sujet qu’il ne peut que comprendre parfaitement ce que vous lui dites. Pas de clin d’œil, pas d’air malin.
  • Un débit adapté. Plus rapide pour un esprit vif, plus lent pour un esprit moins agile.
  • Toujours un peu de temps pour répondre… mais jamais assez.
  • Une nouvelle idée au bon moment. Au moment précis où le sujet est sur le point de répondre, privez-le de cette possibilité en introduisant autre chose.
  • La répétition du processus, jusqu’à créer un besoin grandissant de recevoir un message précis et compréhensible.

En pratique, la confusion se crée par saturation progressive plutôt que par un chaos brutal, et elle doit toujours déboucher sur une suggestion simple et sécurisante.

« C’est réellement très simple » : la lettre à Weitzenhoffer

Erickson a beaucoup expliqué la confusion dans sa correspondance, notamment avec les anthropologues Gregory Bateson et Margaret Mead, qui l’avaient consulté sur les transes balinaises qu’ils avaient filmées, et avec son ami André Weitzenhoffer. Dans une lettre à ce dernier, en 1963, il en donne une démonstration, puis l’explication.

« Si votre main gauche était votre main droite, alors votre main droite ne serait pas votre main droite. Au contraire, votre main droite serait votre main gauche, et la poche de pantalon du côté droit, du côté gauche, serait votre poche de pantalon du côté droit pour la main gauche ; et la poche du côté gauche serait votre poche du côté droit, et votre poche de pantalon du côté droit serait votre poche du côté gauche. Mais ce serait vous faire partir du mauvais pied.

Et cette chaise (1) est ici (1), et cette chaise (2) est ici (2). Et où est ici, si cette chaise (1) n’est pas ici (2), et cette chaise n’est pas ici (1) [en inclinant légèrement la tête pour orienter le regard du sujet], mais nous pourrions parler d’hier au lieu d’aujourd’hui, mais l’année dernière a compté tant d’hiers.

C’est réellement très simple. Gardez à l’esprit le temps, particulièrement le présent et le passé, récent et éloigné, tandis que vous dites des choses sur des faits évidents, mais sans laisser le temps à votre sujet de prendre sa respiration, ni de vous interrompre, ni de parvenir à la moindre compréhension claire. Puis, quand vous posez une idée clairement compréhensible, il s’en empare et s’y raccroche de toutes ses forces, même s’il doit régresser pour cela. »

Milton H. Erickson, lettre à André Weitzenhoffer, 1963

Le dernier paragraphe résume la méthode. Des faits évidents (la confusion est faite de truismes, pas d’absurdités : chaque phrase, prise seule, est vraie). Le temps comme fil conducteur. Pas de respiration possible. Et la sortie claire, sur laquelle le sujet se jette. Il y a aussi ce « même s’il doit régresser pour cela », qui dit comment Erickson utilisait la confusion pour désorienter dans le temps et conduire à une régression ou à une projection, sa « pseudo-orientation dans le temps ».

La panoplie, avec des scripts

L’humour, la surprise, le lapsus. Les plus simples, et souvent les plus efficaces : une rupture inattendue dans un discours sérieux.

Les mots à double sens : mots / maux, conte / compte, vers / verre / vert, sens / sans. Avec subtilité, sinon cela devient un jeu de mots pénible, et la personne vous le fera savoir.

Les paradoxes : « Faites l’effort de ne pas faire d’effort. » « Essayez de ne pas essayer. » L’impasse logique se résout généralement par le lâcher-prise.

Les négations imbriquées : « Vous ne pouvez plus vouloir ne pas laisser vos paupières se fermer, tandis qu’un confortable état d’hypnose s’approfondit… » Le conscient tente de suivre ; l’inconscient prend le relais.

La résistance inversée : « Veillez à ne pas entrer en hypnose maintenant. » La résistance devient un moteur.

Les combinaisons multiples : associer des concepts et leurs contraires.

Vous avez sûrement déjà remarqué qu’apprendre sans envie ne permet pas de générer la curiosité nécessaire pour faciliter l’apprentissage des savoirs… Et pourtant, savoir être curieux permet de générer l’envie d’apprendre ce que l’on ne sait pas… si ce n’est justement l’envie d’être curieux… et votre curiosité est suffisante pour entrer en transe maintenant…

La confusion temporelle : mêler présent, passé et futur. Erickson s’en servait pour faciliter régressions et projections. Le script qui suit est à lire, pas à réciter : personne ne le dit de mémoire, et deux ou trois phrases suffisent souvent.

Et finalement, peu importe que vous soyez ici ou maintenant, car le présent est le passé du futur, mais encore plus le futur du passé, et quoi de mieux que de profiter de ce futur qui, peu importe qu’il soit le futur du présent ou le futur du passé, reste pour vous votre présent. Donc, au présent de ce présent futur, vous avez déjà peut-être atteint, voire dépassé, votre objectif du présent passé, que vous soyez ici ou maintenant.

Et une partie de vous sait qu’il vous est déjà arrivé, dans le passé, de rencontrer des difficultés sans savoir comment vous alliez les résoudre. Le temps passant, il s’est avéré qu’elles furent résolues sans que vous sachiez comment, et c’est ce constat que vous faites maintenant. Cela signifie peut-être que ce qui vous amène ici, ce jour, fera un jour partie, dans votre futur, du souvenir d’une difficulté dont vous ignorerez comment elle fut résolue… Et quand je dirai « maintenant », vous fermerez les yeux, maintenant.

La juxtaposition de contraires.

Conscient / inconscient : « C’est curieux comme on peut parfois consciemment demander à son inconscient quelque chose que le conscient n’a pas conscientisé. »

Croire / savoir : « Lorsqu’on croit savoir ce qui est vrai, on ne sait plus quoi, de ce que l’on croit, est faux, alors autant choisir de croire ce qui nous est utile, non ? »

Savoir / ne pas savoir : « Et vous savez que je ne sais pas ce que vous savez sans le savoir, et je sais que vous ne savez pas ce que je sais que vous savez déjà sans le savoir. »

Oublier / se rappeler : « Et il ne sera pas nécessaire d’essayer d’oublier de vous rappeler d’oublier ce que vous souhaitez ne pas savoir à un niveau conscient. »

Et la consigne impossible : « Maintenant, je vais vous demander de me dire spontanément une chose à laquelle vous ne pensez pas ! »

Erickson en action

Une cliente sort de transe. « Pensez-vous être allée en transe ? »
« Euh… je crois… »
« Vous croyez que c’est une réalité. »
« Il me semble. »
« Il vous semble que vous croyez que c’est une réalité. »
« Euh, oui… »
« Il vous semble que vous croyez que c’est une réalité, ou vous réalisez qu’il vous semble que ce n’est pas qu’une croyance ? »
« Euh… »
« Pensez-vous que vous allez refermer les yeux pour réentrer profondément en transe, maintenant ? » Et elle y retourne. Chaque question reprend la réponse en la rendant un peu plus floue ; la dernière est claire, et elle est saisie.

La recette en six temps

  1. Choisissez quelques concepts et leurs contraires.
  2. Faites des phrases courtes avec ces concepts.
  3. Reliez-les par des connecteurs : « mais également », « par contre », « tandis que », « et d’ailleurs aussi ».
  4. Saturez légèrement, sans jamais devenir incompréhensible.
  5. Terminez par une question : « … n’est-ce pas ? », « Qu’en pensez-vous ? »
  6. Enchaînez immédiatement sur du clair : « Pensez-vous que vous allez entrer en hypnose rapidement ou lentement ? Alors, pour le savoir, fixez ce point… laissez les yeux se fermer… et prenez plaisir à entrer dans un état d’hypnose de plus en plus profond… »

Pour vous entraîner, choisissez une ligne et écrivez quelques phrases : connaissance / méconnaissance / bon / mauvais ; compréhension / incompréhension / proche / loin ; voir / invisible / ici / là-bas ; vérité / mensonge / utile / gênant ; savoir / connaissance / conscient / inconscient ; liberté / enfermement / passé / futur ; apprendre / savoir / volontairement / involontairement.

Les six façons de rater sa confusion

La première : ennuyer le sujet, parce qu’une confusion plate n’est qu’un monologue. La deuxième : être volontairement incompréhensible, alors qu’Erickson insistait sur des faits évidents et un ton sérieux. La troisième : se placer en position haute, du genre « regardez comme je suis malin », ce que la personne sent immédiatement. La quatrième : parler trop vite, par nervosité, alors que la confusion se nourrit de lenteur. La cinquième : oublier la suggestion de sortie, et laisser la personne dans le flou sans lui donner l’idée claire à laquelle se raccrocher. Et la sixième, la plus fréquente : utiliser la confusion sans objectif, pour le plaisir de la technique.

Utilisée avec finesse, elle devient pourtant un vrai outil d’accompagnement, pour flouter une croyance limitante et redonner du choix. Un « je ne sais plus trop » est souvent plus libérateur qu’un « je sais que je suis nul ». Et il y a une variante que les débutants négligent, le silence : une suggestion claire et directe, suivie d’un long silence où l’hypnotiste attend, avec aplomb, que l’inconscient réponde. C’est une confusion très efficace, parce que rien, dans une conversation ordinaire, ne ressemble à cela, et les stagiaires ont en général beaucoup de mal à tenir le silence assez longtemps.

Dans l’atelier : ce que nos stagiaires en ont fait

Chaque année, nous demandons aux praticiens en formation d’écrire leurs propres confusions par juxtaposition de termes, et beaucoup les ont partagées sous cet article. En voici trois, qui montrent assez bien ce que donne la recette quand on la pratique, avec les maladresses et les trouvailles qui vont avec.

Voir / ici / là-bas (promotion de Pau). « Si vous vous voyez ici, maintenant, vous ne vous voyez pas là-bas, car là-bas n’est pas ici, vous voyez. Puisque vous êtes ici et pas là-bas, donc vous êtes forcément ici. Maintenant, peut-être que vous avez envie d’aller là-bas, en transe, maintenant. »

Connaissance / bon / mauvais (promotion de Pau). « On peut avoir une bonne connaissance d’un savoir mauvais ; mais, par contre, la mauvaise connaissance d’un bon savoir amène peut-être à se demander s’il n’est pas toujours bon de se questionner sur ce que l’on croit, ou pas, savoir, n’est-ce pas ? Il est toujours plus confortable d’arrêter de penser pour se laisser aller dans un état d’hypnose agréable. »

Droite / gauche (un ancien stagiaire). « Tu sais que le corps est à droite du bras gauche et à gauche du bras droit, et alors que je suis ici et que tu es là, je me demande si mon ici est ton là, ou bien l’inverse, et tu n’es pas de moins en plus profondément détendu… D’ailleurs, tu sais que la main gauche est contrôlée par la partie droite du cerveau, et la main droite par la partie gauche ? Du coup, quand tu appuies avec la main gauche sur la droite, donc commandée par la partie droite, eh bien ta main droite appuie aussi sur la gauche, grâce à la partie gauche. C’est simple, non ? Et grâce à ça, tes mains vont encore plus se coller. »

Et deux retours d’expérience, qui valent bien des mises en garde. Une praticienne : à la première séance, sa cliente, qui anticipait et analysait tout, lui répétait « ça ne marche pas » ; à la deuxième, elle avait préparé une induction de confusion, et cela a marché. La confusion était ici la réponse adaptée à une personne qui analyse, et, détail qui compte, elle avait été écrite à l’avance, pas improvisée. Une lectrice, qui l’a vécue comme sujet : « La confusion pour le plaisir de la confusion, sans un sens qui se relierait aux soucis du patient, me semble inutile, voire plus. Les jeux de mots ne sont pas amusants pour tout le monde, ils peuvent énerver. N’est pas Erickson qui veut. » Elle a raison, et nous le disons en formation : si la confusion ne convient pas à la personne que vous avez en face de vous, changez d’outil, il y en a bien d’autres.

Pour pratiquer

La confusion a son chapitre dans notre manuel Apprendre l’hypnose thérapeutique (à paraître), avec la recette et les exercices. Elle est écrite et pratiquée au deuxième module de notre formation de praticien en hypnose ericksonienne, et son usage thérapeutique, pour flouter une croyance et redonner du choix, est développé dans le cursus de maître praticien, stratégies thérapeutiques et leviers de changement.

À lire aussi :

Références. Erickson, M. H. (1964), « The confusion technique in hypnosis », American Journal of Clinical Hypnosis, 6(3) ; trad. fr. dans L’intégrale des articles sur l’hypnose, t. I, Satas ; Erickson, M. H., lettre à A. Weitzenhoffer (1963), dans les archives de la Milton H. Erickson Foundation ; Gilligan, S. (1987), Therapeutic Trances, Brunner/Mazel ; Garnier, A., enseignements de la formation Hypnose profonde.

Pratiquer, et pas seulement lire

L’hypnose s’apprend en la pratiquant. Pendant notre stage d’hypnose rapide et d’autohypnose, vous travaillez en binôme, sous le regard de deux formateurs : à Pau ou en visio du 15 au 17 mars 2027, à Bayonne du 20 au 22 septembre 2027. 600 €, entièrement déduits si vous poursuivez le cursus de praticien en hypnose.

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13 commentaires

  1. La confusion pour le plaisir de la confusion, sans un sens qui se relierait aux soucis du patient pour les rendre flous, les dissoudre, les casser, me semble inutile voir plus. Les jeux de mots ne sont pas amusants pour tout le monde, ils peuvent énerver. On n’est pas là pour s’amuser aux dépends du client. J’ai fait l’expérience à titre personnel quand on a essayé de me faire entrer et approfondir mon état d’hypnose au moyen d’une confusion que la personne devait trouver ingénieuse. N’est pas Erickson qui veut.

    1. Je comprends tout à fait votre point de vue. La confusion n’est pas une fin en soi dans la thérapie et doit être utilisée avec discernement. L’objectif principal reste d’aider le patient à trouver des solutions et à avancer dans son processus de guérison. Lorsque la confusion est employée, elle doit être adaptée aux besoins et à la sensibilité de chacun, sans jamais perdre de vue l’objectif thérapeutique. Si une approche spécifique ne fonctionne pas pour un individu, il est essentiel d’ajuster les méthodes en fonction des besoins uniques de chaque personne. Merci pour ce retour d’expérience, il souligne l’importance de la personnalisation et du respect dans la pratique thérapeutique.

  2. Bonjour,
    merci beaucoup pour cet article qui m’a aidé à construire une induction de confusion pour une personne perfectionniste qui a du mal à lâcher prise. Lors de la première séance elle n’a pas pu partir en hypnose car déjà après 5-10 minutes, au moment ou j’ai dis “et maintenant fermer le yeux” elle me dit “ça ne marche pas”. Je continue l’approfondissement et encore une fois elle me dit” ça ne marche pas”. J’avais opté pour une induction de relaxation et je me suis rendue compte que cette personne anticipait comment cela devait se passer selon elle, qu’elle analysait. Lors de la 2ème séance j’ai donc ajusté mon induction en faisant de la confusion…et bingo ça a marché.

  3. Confusions par juxtaposition de termes – Formation des Praticiens en Hypnose 2021 Bayonne

    Liberté / enfermement / passé / futur

    La liberté du futur peut être notre enfermement présent par contre l’enfermement de la liberté par la Révolution dans le passé a pour conséquence la libération de notre enfermement futur, n’est-ce pas ? D’ailleurs par le passé les exemples d’enfermement de notre liberté sont nombreux, qu’en penses-tu ? Pourtant, on ne sait pas ce que le futur nous réserve.

  4. Confusions par juxtaposition de termes – Formation des Praticiens en Hypnose 2021 PAU

    Voir, ici, et là-bas

    Si vous vous voyez ici, maintenant,
    Vous ne vous voyez pas là-bas, car là-bas n’est pas ici,
    Vous voyez,
    Puisque vous êtes ici et pas là-bas, donc vous êtes forcément ici,
    Maintenant, peut-être que vous avez envie d’aller là-bas en transe maintenant.

    ***********************************
    Liberté / passé / futur

    Est-ce que la liberté de ton passé doit être enchainée à ton futur ?
    Elle doit être en corrélation à ton futur, car si ta liberté fait partie de ton passé, es-tu sûr qu’elle puisse avoir un futur ?
    Alors, quel est le statut de ta liberté ?
    Tu en a marre de ressasser le passé,
    Le futur te torture,
    Tu as la liberté de revenir au présent, ici et maintenant.

    ***********************************
    Connaissance / bon / mauvais

    On peut avoir une bonne connaissance d’un savoir mauvais mais par contre, la mauvaise connaissance d’un bon savoir amène peut-être à se demander s’il n’est pas toujours bon de se questionner sur ce que l’on croit ou pas savoir, n’est-ce pas ? Il est toujours plus confortable d’arrêter de penser pour se laisser aller dans un état d’hypnose agréable.

    ***********************************

    Vérité / conscient / inconscient

    Et tandis que ton conscient s’interroge sur la véracité de la situation, ton inconscient peut se demander si cette véracité est utile pour lui, tandis que ton conscient lui ressent que cette véracité est gênante, ton inconscient à nouveau peut se demander en quoi cela est-il peut-être gênant , car cette véracité finalement n’a pour ton inconscient qu’un caractère utile, alors que ton conscient se sent pleinement gêné par cette utilité si agréable pour lui, car ton inconscient lui trouve dans le fond que c’est plutôt intéressant de se laisser glisser dans cette véracité si utile pour lui et pour finir pas si gênante, n’est-ce pas ?

    Alors que la compréhension de ce moment te parait si lointaine, elle peut à tout instant se rapprocher de toi tout en s’éloignant progressivement et revenir d’autant plus pré à chaque instant. A chaque inspiration, à chaque expiration, elle s’éloigne tout autant qu’elle se rapproche, elle te parait aussi lointaine que proche.
    Et à présent ta compréhension te permet d’entrer dans un état hypnotique.

  5. haha j’adore la confusion, cela ma toujours fait marrer,
    tu sais que le corps est a droite du bras gauche et a gauche du bras droit, et alors que je suis ici et que tu est la, je me demande si mon ici est ton là, ou bien l’inverse, et tu n’est pas de moins en plus profondément détendu…

    Vas-y appuie sur la main droite avec la main gauche, et avec la main gauche sur la droite.
    D’ailleurs tu sais que la main gauche est controlée par la partie droit du cerveau? Et que la main droite est contrôlez par la partie gauche?
    On appel ça la rétro-droite, enfin la rétro-droite de ton cerveau donc la gauche.
    Du coup quand tu appuis sur avec la main gauche sur la droite, donc commandée par la rétro gauche, la partie droite, eh bien ta main droite appuie aussi sur la gauche, donc grâce a la rétro droite, donc la gauche. C’est simple non ?
    Et grâce à ça, tes mains vont encore plus se coller.

    Merci pour tout tes article Dominik ils sont top !!!!!

  6. Merci Dominik pour cet excellent article sur la confusion très riche en explications et surtout très réaliste sur l’extrapolation de son utilisation qui paraît extraordinaire et magique. Personnellement, en opposition l’utilisation du silence intercalé dans un flux de phrases m’a parut très intéressant à utiliser.
    Erickson est excellent dans la simplicité de l’utilisation de la confusion et sans le vouloir étonnamment drôle. Merci pour tout le travail et les articles que tu nous as diffusés en profusion. C’est aussi la grande différence avec d’autres formateurs.

    1. Merci Martine,je te rejoins entièrement sur l’intérêt du silence, qui peut être un excellent catalyseur après une suggestion. Rien de tel qu’une suggestion claire et directe suivie d’un long silence pour laisser se développer l’idée dans l’esprit du sujet et attendre la que la “commande” soit livrée. Et cela peut être extrêmement confusionnant, de voir l’hypnotiste simplement attendre avec aplomb que l’inconscient réponde et que le phénomène attendu se mette en place, n’est-ce pas ? 😉

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