Le cercle d’excellence en PNL : retrouver confiance en soi en un pas
Vous connaissez ce moment. La porte de la salle de réunion, le jury qui lève les yeux, le premier rendez-vous. Vous savez ce que vous valez, et pourtant le corps se crispe, la voix se serre, les idées s’éparpillent. Le cercle d’excellence est l’un des protocoles de PNL que nous utilisons le plus, en cabinet comme en formation, pour que vos meilleures ressources soient là précisément à ce moment-là.
Un ancrage qui passe par tout le corps
En PNL, un ancrage associe un état intérieur (le calme, l’assurance, la joie) à un déclencheur. Le plus connu est un geste : deux doigts qui se touchent, une main posée sur le poignet. Dans le cercle d’excellence, le déclencheur est un lieu : un cercle imaginaire, posé sur le sol, juste devant vous.
Ce choix change beaucoup de choses. Entrer dans un espace mobilise tout le corps : la posture, le pas, la respiration. L’état ne s’installe pas seulement dans la tête, il s’installe dans les épaules, dans les pieds, dans le souffle. C’est ce qui le rend si fiable le jour J, quand il suffit de faire un pas, réel ou imaginé, pour le retrouver.
Dans quelles situations l’utiliser ?
- Avant un événement important : présentation, entretien d’embauche, examen, rendez-vous délicat.
- Pour gérer le stress en retrouvant le calme et la détente en quelques secondes.
- Pour être performant en accédant à un état de concentration et de clarté.
- En coaching, quand une personne a besoin de se sentir « debout » dans sa ressource, et pas seulement d’en parler.
Le protocole en 10 étapes
- Choisir l’état ressource : confiance, calme, clarté, énergie. Une seule à la fois.
- Créer le cercle : visualiser un cercle ou un disque de couleur sur le sol, devant soi, assez grand pour y entrer.
- Accéder à l’état, hors du cercle : revivre un souvenir où cette ressource était intense, avec tous les sens.
- Ancrer dans l’espace : au moment où l’état monte vers son pic, entrer dans le cercle et l’y laisser grandir.
- Ressortir avant que l’intensité retombe, puis changer d’état (secouer les mains, penser à autre chose).
- Renforcer : recommencer depuis l’étape 3, trois à cinq fois, avec le même souvenir ou d’autres.
- Tester : entrer simplement dans le cercle, sans chercher de souvenir, et observer si l’état revient.
- Généraliser : penser à une situation passée où la ressource vous a manqué, entrer dans le cercle et la revivre avec elle.
- Intégrer : rétrécir mentalement le cercle jusqu’à pouvoir le garder sur soi.
- Pont vers le futur : imaginer une situation à venir et la vivre avec votre cercle.
Trois phrases qui font la différence
Le protocole tient en dix étapes, mais sa force vient de la manière de les guider. Trois moments comptent plus que les autres.
Au pic de l’émotion : « Laissez-la grandir. Remarquez votre posture, votre respiration. Et maintenant, quand c’est presque au maximum, entrez dans le cercle. » Ni trop tôt, ni trop tard : c’est tout l’art du bon timing.
En sortant : « Ressortez du cercle. Laissez la ressource à l’intérieur, elle vous attend. » On ne reste jamais dedans quand l’état redescend.
Au test : « Maintenant, entrez simplement dans le cercle, sans rien chercher. Qu’est-ce qui se passe ? » Si la posture change d’elle-même, le cercle est prêt.
Un exemple concret
Imaginons Julien, 38 ans, chef de chantier. Sur le terrain, il est à l’aise. Mais il doit présenter le budget de son projet devant le comité de direction d’un client, et à cette seule idée, sa gorge se serre.
Il choisit « calme assuré ». Il retrouve le souvenir d’une matinée où un orage a inondé le chantier : il a réparti les tâches, rassuré l’équipe, et tout le monde a suivi. Son cercle est orange, comme les gilets de ses gars, et il y entend le bruit sourd des engins. À chaque passage, ses épaules descendent un peu plus et sa voix devient plus grave.
Il revit ensuite, debout dans le cercle, la dernière réunion où il avait bafouillé. Il se voit cette fois poser ses notes, regarder les membres du comité un par un, et répondre posément à la question qui fâche. Il range son cercle dans la poche intérieure de sa veste. Le jour de la présentation, avant d’entrer, il pose simplement la main dessus.
Cet exemple est un scénario d’illustration, inspiré de situations que nous rencontrons souvent.
Les pièges à éviter
- Entrer dans le cercle trop tôt, avant que l’état soit monté : le cercle reste vide.
- Y rester trop longtemps : l’état retombe et s’ancre « en descente ».
- Oublier la généralisation et le pont vers le futur : le cercle fonctionne en séance, mais pas dans la vraie vie.
- Mélanger des ressources incompatibles dans un même cercle. Le calme profond et l’énergie explosive, par exemple, s’annulent.
Pourquoi ça marche encore mieux en salle

Vous pouvez faire ce protocole seul, et il donne déjà de beaux résultats. Mais quand quelqu’un vous guide, il voit ce que vous ne voyez pas : le moment exact où l’émotion monte, la respiration qui se libère, l’épaule qui se relâche au premier pas dans le cercle. Il sait quand vous dire « maintenant ».
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Pour aller plus loin
- Les sous-modalités de la PNL : le réglage qui rend une ancre deux fois plus forte.
- PNL et confiance en soi : l’utilisation de l’ancrage
- La construction de notre carte du monde en PNL
- Les métaprogrammes de la PNL
- Formation en PNL : comment bien choisir
