Méthode de magnétisme de Joseph Philippe François Deleuze

Joseph Philippe François Deleuze (1753 – 1835) : naturaliste français, et magnétiseur. Elève de Puységur, partisan de la théorie du magnétisme animal, il suggère que l’Académie des sciences l’étudie.

Deleuze décrit sa méthode de soin basée sur l’intention du magnétiseur, la fixation du regard et les passes magnétiques dans son livre : « défense du magnétisme animal » :

« Lorsqu’un malade désire que vous essayez de le guérir par le magnétisme, et que sa famille et son médecin n’y mettent aucune opposition ; lorsque vous vous sentez le désir de seconder ses vœux, et que vous êtes bien résolu de continuer le traitement autant qu’il sera nécessaire, fixez avec lui l’heure des séances, faites-lui promettre d’être exact, de ne pas se borner à un essai de quelques jours, de se conformer à vos conseils pour son régime, de ne parler du parti qu’il a pris qu’aux personnes qui doivent naturellement en être informées.

« Une fois que vous serez ainsi d’accord et bien convenu de traiter gravement la chose, éloignez du malade toutes les personnes qui pourraient vous gêner, ne gardez auprès de vous que les témoins nécessaires, un seul, s’il se peut, demandez-leur de ne s’occuper nullement des procédés que vous employez et des effets qui en sont la suite, mais de s’unir d’intention avec vous pour faire du bien au malade. Arrangez-vous de manière à n’avoir ni trop chaud, ni trop froid, à ce que rien ne gêne la liberté de vos mouvements, et prenez des précautions pour ne pas être interrompu pendant la séance.

« Faites ensuite asseoir votre malade le plus commodément possible, et placez-vous vis-à-vis de lui, sur un siège un peu plus élevé et de manière que ses genoux soient entre les vôtres et que vos pieds soient à côté des siens. Demandez-lui de s’abandonner, de ne penser à rien, de ne pas se distraire pour examiner les effets qu’il éprouvera, d’écarter toute crainte, de se livrer à l’espérance et de ne pas s’inquiéter ou se décourager si l’action du magnétisme produit chez lui des douleurs momentanées.

« Après vous êtes recueilli, prenez ses pouces entre vos deux doigts de manière que l’intérieur de vos pouces touche l’intérieur des siens et fixez vos yeux sur lui. Vous resterez de deux à cinq minutes dans cette situation ou jusqu’à ce que vous sentiez qu’il s’est établi une chaleur égale entre ses pouces et les vôtres.

« Cela fait, vous retirez vos mains en les écartant à droite et à gauche, et les tournant de manière que leurs surfaces intérieures soient en dehors, et vous les élèverez jusqu’à la hauteur de la tête : alors vous les poserez sur les deux épaules, vous les y laisserez environ une minute, et vous les ramènerez le long des bras jusqu’à l’extrémité des doigts, en touchant légèrement. Vous recommencerez cette passe cinq ou six fois, toujours en détournant vos mains et en les éloignant un peu du corps pour remonter. Vous placerez ensuite vos mains au-dessus de la tête, vous les tiendrez un moment et vous les descendrez en passant devant le visage à distance d’un à deux pouces, jusqu’au creux de l’estomac. Là, vous vous arrêterez encore environ deux minutes, en posant les pouces sur le creux de l’estomac et les autres doigts au-dessous des côtes ; puis, vous descendrez lentement le long du corps jusqu’aux genoux. Vous répéterez les mêmes procédés pendant la plus grande partie de la séance. Vous vous rapprocherez aussi quelquefois du malade, de manière à poser vos mains derrière ses épaules, pour descendre lentement le long de l’épine du dos et, et, de là, sur les hanches et le long des cuisses jusqu’aux genoux ou jusqu’aux pieds.

« Lorsque vous voudrez terminer la séance, vous aurez soin d’attirer vers l’extrémité des pieds, en prolongeant vos passes au-delà de ses extrémités, en secouant vos doigts, à chaque passe. Enfin, vous ferez devant le visage et même devant la poitrine quelques passes en travers, à la distance de trois à quatre pouces.

« Il est essentiel de magnétiser toujours en descendant de la tête aux extrémités, et jamais en remontant des extrémités à la tête.

« Les passes qu’on fait en descendant sont magnétiques, c’est-à-dire qu’elles sont accompagnées de l’intention de magnétiser. Les mouvements que l’on fait en remontant ne le sont pas.

« Lorsque le magnétiseur agit sur le magnétisé, on dit qu’ils sont en rapport, c’est-à-dire qu’on entend par le mot rapport une disposition particulière et acquise, qui fait que le magnétiseur exerce une influence sur le magnétisé, qu’il y a entre eux une communication du principe vital.

« Une fois que le rapport est bien établi, l’action magnétique se renouvelle dans les séances suivantes, à l’instant où l’on commence à magnétiser. »

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Dominik

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