Stratégies pour contrôler la douleur en hypnose selon Milton Erickson

« A la suite des événements de nos vies passées, se sont élaborés dans nos corps – même s’ils ne sont pas du tout reconnus – certains apprentissages, certaines associations, certains conditionnements, que ce soit dans le domaine psychologique, physiologique ou neurologique, qui rendent possible le contrôle, voire l’abolition de la douleur. » Erickson (TOME4 –p.307) 

Les stratégies pour contrôler la douleur en hypnose selon M. H. Erickson

De part ses souffrances personnelles liées aux séquelles d’une poliomyélite, Erickson a énormément contribué à faire avancer les techniques d’hypnose pour gérer et contrôler la douleur. Dans ses articles, il dresse toute une liste de phénomènes hypnotiques et de techniques auxquelles l’hypnothérapeute pourra avoir recours pour apprendre aux clients à gérer les douleurs :

  • Décrire et délimiter le périmètre la douleur :
    • dans le temps : douleurs aiguës, transitoires, chroniques, récurrentes, persistantes…
    • qualité de la douleur : légère, forte, brûlante, froide, lancinante, fulgurante, coupante, assommante, piquante, diffuse, dispersée, déferlante, battante…
    • attributs émotionnels de la douleur : irritante, tenace, pénible, rebelle, menaçante, invalidante, dangereuse…
  • Anesthésie hypnotique : Perte de sensations dans tout ou partie du corps
  • Analgésie hypnotique : perte de la douleur dans tout ou partie du corps
  • Amnésie : Oubli des douleurs antérieures
  • Dissociation : l’attention ou la conscience se détache de certains aspects sensoriels de l’expérience
  • Ré-interprétation : le cadre de référence de la sensation douloureuse est changé
  • Distorsion du temps : allongement de l’expérience subjective des périodes de rémission, contraction du temps des périodes douloureuses
  • Modification des sensations, des processus physiologiques : modification des sensations associées à la douleur (par exemple picotement, fraicheur…)
  • Modification des processus physiologiques associés à la douleur (comme la tension musculaire ou la circulation du sang)
  • Ré-évocation de souvenirs exempts de douleur ou incompatibles avec la douleur : amener la personne à retrouver des souvenirs de moments plus agréables, ou de situations ou de périodes où la douleur avait disparu.
  • Distraction ou fixation de l’attention : recentrer l’attention de la personne sur des expériences autres que la douleur
  • Déplacement de la douleur : transposer la douleur dans un autre endroit du corps ou du monde
  • Ouverture vers un avenir sans douleur ou avec douleur réduite : utiliser les présuppositions, les analogies, les métaphores, la progression en âge, et/ou la visualisation qui amènent la personne à s’ouvrir à l’idée stimulante que son avenir comporte probablement moins ou pas de douleur.

Dominik

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