
Il arrive parfois ce moment où l’on se pose cette question que l’on avait jusque-là laissée de côté :
« Est-ce que j’ai encore envie d’exercer ce métier pendant les dix ou vingt prochaines années ? »
Pas forcément parce que tout va mal.
On peut aimer son travail, être compétent, avoir construit une carrière… et sentir malgré tout que quelque chose ne nous correspond plus tout à fait.
Avec le temps, nos priorités changent. On cherche parfois davantage de sens, de liberté ou simplement plus de contact humain.
Pour certains, cette réflexion apparaît après un burn-out, un changement de vie ou une période difficile. Pour d’autres, rien de particulier ne s’est passé.
C’est juste une envie qui revient de plus en plus souvent :
« J’aimerais faire autre chose. Quelque chose qui me ressemble davantage. »
Et pour certains, cette envie prend une direction assez précise : accompagner les autres.
Hypnose, thérapies brèves, relation d’aide…
Mais avoir envie d’aider et en faire son métier, ce n’est pas tout à fait la même chose.
Pourquoi les métiers de l’accompagnement attirent-ils autant en reconversion ?
Les personnes que nous rencontrons en formation ont des parcours très différents.
Certaines viennent du soin ou du médico-social.
D’autres étaient managers, enseignants, commerciaux, indépendants ou salariés dans des secteurs qui n’ont absolument rien à voir avec l’accompagnement.
Certaines connaissent déjà l’hypnose.
D’autres la découvrent.
Et beaucoup arrivent avec une idée assez simple :
« J’ai envie d’être utile autrement. »
C’est une bonne raison de commencer à réfléchir. Mais ce n’est évidemment pas suffisant pour devenir praticien.
Aimer écouter les autres ne veut pas dire que l’on sait les accompagner.
Et avoir soi-même traversé des moments difficiles ne fait pas automatiquement de nous un thérapeute.
En revanche, cela peut être le début d’un nouveau projet.
En reconversion, vous ne repartez pas vraiment de zéro
C’est une peur que nous entendons souvent.
« Je vais devoir tout recommencer. »
En fait, pas vraiment.
Votre premier métier vous a déjà appris beaucoup de choses.
Si vous avez travaillé dans le management, vous avez probablement appris à communiquer, à écouter, à gérer des situations compliquées.
Si vous venez du soin, vous connaissez déjà la relation à l’autre et l’importance du cadre.
Si vous êtes enseignant, vous savez expliquer, reformuler et vous adapter.
Si vous avez été entrepreneur, vous avez appris l’autonomie et la prise de décision.
Tout cela ne suffit pas pour accompagner quelqu’un en thérapie, bien sûr.
Mais ce n’est pas perdu.
Votre parcours fait partie de ce que vous apporterez demain dans votre nouvelle activité.
Une reconversion ne consiste donc pas forcément à effacer ce que vous avez fait auparavant. Elle peut justement permettre de l’utiliser autrement.
Vouloir aider les autres ne suffit pas
C’est probablement le point le plus important.
On peut avoir beaucoup d’empathie, aimer écouter et avoir envie d’aider… et se retrouver complètement bloqué face à quelqu’un qui nous dit :
« Je sais ce que je devrais faire, mais je n’y arrive pas. »
Ou :
« C’est plus fort que moi. »
Ou encore :
« J’ai déjà essayé plusieurs fois, mais ça revient toujours. »
Que fait-on à ce moment-là ?
Qu’est-ce qu’on cherche à comprendre ?
Quelle question poser ?
Faut-il utiliser une technique ?
Laquelle ?
Et comment savoir si la situation relève réellement de notre champ de compétences ?
C’est là que la formation prend tout son sens.
Parce qu’accompagner ne consiste pas simplement à avoir de bons outils.
Il faut aussi apprendre quand les utiliser, pourquoi les utiliser et quand ne pas les utiliser.
Apprendre un métier, c’est surtout pratiquer
On peut lire beaucoup de livres sur l’hypnose.
On peut connaître des dizaines de protocoles.
On peut regarder des vidéos pendant des heures.
Mais le jour où une personne est assise devant nous, c’est différent.
Il faut savoir l’écouter.
Comprendre ce qu’elle demande réellement.
Poser les bonnes questions.
S’adapter.
Et parfois abandonner complètement ce que l’on avait prévu.
C’est pour cette raison que nous accordons beaucoup de place à la pratique dans nos formations.
Les démonstrations sont utiles.
La théorie aussi.
Mais c’est en pratiquant, en faisant des erreurs, en recommençant et en recevant des retours que l’on commence réellement à prendre confiance.
Au début, on réfléchit beaucoup.
Puis certaines choses deviennent plus naturelles.
On commence à moins penser à la technique et davantage à la personne que l’on accompagne.
C’est généralement là que la posture de praticien commence vraiment à se construire.
Se former à l’hypnose
Pour beaucoup de personnes, l’hypnose est une première porte d’entrée dans l’accompagnement.
Elle permet de travailler avec les émotions, les automatismes, certaines habitudes ou certains comportements.
Mais apprendre l’hypnose ne consiste pas uniquement à apprendre des inductions hypnotiques.
Il faut aussi savoir mener un entretien, comprendre la demande d’une personne, définir un objectif et construire une séance complète et adaptée au besoin.
Dans notre formation Praticien en Hypnose, nous travaillons notamment l’hypnose ericksonienne, classique et elmanienne, l’autohypnose ainsi que les différents protocoles d’accompagnement.
Stress, peurs, phobies, tabac, sommeil, comportements compulsifs, confiance en soi, enfants…
L’idée n’est pas de connaître une liste de protocoles par cœur.
L’objectif est surtout de savoir mener une séance de manière autonome.
C’est pourquoi une grande partie de la formation se fait par la pratique, avec des démonstrations, des exercices et des mises en situation.
Se former aux thérapies brèves
D’autres personnes ont envie d’aller plus loin dans la compréhension de la relation d’accompagnement.
Comment mener un entretien ?
Comment clarifier une demande ?
Comment travailler avec une émotion difficile ?
Comment comprendre ce qui bloque ?
Comment choisir entre plusieurs façons d’intervenir ?
C’est davantage l’objectif de notre parcours Psychopraticien en Thérapies Brèves.
On y travaille notamment la conduite de l’entretien, l’anamnèse, la définition des objectifs, la régulation émotionnelle ainsi que différents outils issus des thérapies brèves et de la PNL.
Le but est aussi d’apprendre à ne pas travailler uniquement « au feeling ».
Avec l’expérience, l’intuition a évidemment sa place.
Mais elle doit reposer sur des bases solides.
Un praticien doit comprendre ce qu’il observe et savoir pourquoi il choisit telle intervention plutôt qu’une autre.
Il doit également connaître les limites de son métier.
Certaines situations nécessitent l’intervention d’un médecin, d’un psychologue ou d’un psychiatre.
Savoir le reconnaître fait aussi partie du travail.
C’est pour cette raison que notre cursus Psychopraticien comprend également des repères en psychopathologie clinique.
Hypnose ou thérapies brèves : comment choisir ?
C’est une question que l’on nous pose souvent.
Et il n’y a pas vraiment de bonne réponse valable pour tout le monde.
Si vous êtes particulièrement attiré par l’hypnose et que vous souhaitez apprendre à conduire des séances, la formation Praticien en Hypnose peut être une très bonne porte d’entrée.
Si vous souhaitez développer une approche plus large de l’entretien, de la régulation émotionnelle et de l’accompagnement, le parcours Psychopraticien en Thérapies Brèves ira plus loin dans cette direction.
Les deux formations peuvent aussi être complémentaires.
Beaucoup de praticiens commencent par une approche, puis enrichissent leur pratique avec le temps.
Vous n’avez donc pas besoin de tout décider immédiatement.
Trois questions à vous poser avant de vous lancer
Est-ce que j’ai réellement envie d’accompagner des personnes ?
Cela paraît évident, mais la question mérite d’être posée.
Aider un proche et recevoir une personne dans un cadre professionnel, ce n’est pas la même chose.
Il faut aimer écouter, bien sûr.
Mais aussi accepter les hésitations, les résistances, les émotions et parfois le fait que les choses n’avancent pas aussi vite qu’on le voudrait.
Est-ce que je suis prêt à redevenir débutant ?
Quand on a déjà quinze ou vingt ans d’expérience professionnelle, ce n’est pas toujours facile.
En formation, on recommence.
On teste.
On hésite.
On fait parfois une séance qui ne se passe pas comme prévu.
Et c’est normal.
C’est justement comme cela que l’on apprend.
Quelle manière d’accompagner me correspond ?
Certaines personnes accrochent immédiatement avec l’hypnose.
D’autres préfèrent le dialogue, le questionnement et le travail autour des émotions.
Il n’est pas nécessaire de choisir la formation qui contient le plus de techniques.
Il faut surtout choisir celle qui correspond à la façon dont vous avez envie de travailler demain.
Et si vous n’étiez pas encore sûr ?
Vous n’avez pas besoin d’avoir un projet complètement défini pour commencer à vous renseigner.
Une reconversion se construit souvent progressivement.
On découvre un métier, on rencontre des professionnels, on se forme, on pratique… et on voit peu à peu si l’on se sent à sa place.
Certaines personnes feront ensuite de l’accompagnement leur activité principale. D’autres l’exerceront en complément de leur métier actuel.
L’essentiel est peut-être simplement de commencer par cette question :
« Est-ce que je peux vraiment m’imaginer accompagner des personnes demain ? »
Si la réponse est oui, ou même simplement « peut-être », cela vaut la peine d’aller découvrir concrètement ce métier.
Vous hésitez entre Hypnose et Thérapies Brèves ?
Nos deux parcours ne répondent pas exactement au même projet.
Le Praticien en Hypnose est particulièrement adapté si vous souhaitez apprendre à conduire des séances d’hypnose et disposer d’outils concrets pour accompagner différentes problématiques.
Le Psychopraticien en Thérapies Brèves va plus loin dans la conduite de l’entretien, la régulation émotionnelle et la compréhension des situations rencontrées.
Vous ne savez pas encore quelle formation correspond le mieux à votre projet ?
Contactez-nous. Nous vous proposons un entretien gratuit pour échanger sur votre projet professionnel et vous aider à identifier le parcours le plus adapté.

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